L’actu littéraire du 30 avril au 6 mai : le succés de l’Héritage de Christopher Paolini !

Lundi 30 avril : L’Héritage volume 4 au sommet des ventes

Le 4e volume tant attendu de l’œuvre de Christopher Paolini est apparu en tête des ventes dès sa sortie chez Bayard Jeunesse, le 20 avril 2012. La suite des aventures d’Eragon, Tueur d’Ombres, accompagné de son dragon Saphira, galvanise toujours autant les jeunes et moins jeunes lecteurs. Pas moins de  33 millions d’exemplaires du cycle Eragon ont été vendus dans le monde, et  la tétralogie a été traduite dans… cinquante langues ! Il est question qu’un cinquième volume vienne couronner cet immense succès littéraire…

Mardi 1er mai : La générosité exemplaire de Stephen King

En cette période de crise économique, rares sont les particuliers qui souhaitent une augmentation du montant de leurs impositions. L’auteur américain Stephen King est pourtant de ceux-là ! Il vient en effet de publier un texte intitulé Tax me, for fuck’s sake !(Taxez-moi, merde !) dans lequel il demande à ceux qui le gouvernent de bien vouloir le taxer davantage. À l’instar de Warren Buffet et du projet de loi éponyme refusé par le gouvernement américain, l’écrivain estime que les « super-riches » doivent payer plus d’impôts afin de participer économiquement aux grandes causes nationales telles que le remboursement de la dette, l’éducation, la santé…Voici un bel exemple de civisme et de patriotisme.

Mercredi 2 mai : Goncourt de la nouvelle

C’est l’écrivain Didier Daeninckx, et son recueil de 26 nouvelles intitulé L’espoir en contrebande, qui a recueilli les votes des académiciens Goncourt. Paru le 15 mars aux éditions du Cherche Midi, le désormais Goncourt de la nouvelle 2012 mêle fiction et réalité dans un tour du monde où se côtoient avec violence, émotion, humour des personnages non fictifs et d’univers totalement hétéroclites tels que Gandhi, John Lennon,  Thierry La Fronde, Arlette Laguiller, Coluche, Saint dénis, Steeve Mac Queen, Berlusconi….Une occasion de lire cet auteur prolixe -depuis son premier roman Meurtres pour mémoire paru en 1983- pour qui « la littérature et la vie ne font qu’un ».

Jeudi 3 mai : Une Maison de la littérature à Québec

Les murs de l’église néogothique Wesley à Québec commencent à trembler. En effet, les travaux de transformations viennent de débuter et devraient s’achever lors de l’inauguration, en 2014, de la Maison de la littérature. Cet espace sera un lieu de création et de diffusion d’œuvres littéraires québécoises, mais aussi internationales.

Vendredi 4 mai : Le dernier roi des juifs de Jean-Claude Lattès

C’est la première biographie de Marcus Ilius Agrippa, personnage central de l’antiquité mais souvent oublié des livres d’Histoire. On part sur les traces de celui qui règnera sur la Palestine de 41 à 44 après J.C, qui permettra à son peuple de vivre uni, libre et en paix, avant que la Judée ne soit rayée de la carte après la guerre avec Rome. On parcourt les aventures de ce personnage en tout point romanesque en passant par Alexandrie, Jérusalem et Rome, comme on lirait un grand roman épique.

Samedi 5 mai : Des enchères-hommage pour Moebius

Jean Giraud, alias Moebius, disparu le 10 mars, a eu un beau succès au cours de la vente réalisée par la maison d’enchères Artcurial. Réunissant certaines des œuvres majeures de la figure du 9e art, ainsi que d’autres signées Hergé, Bilal, Franquin et Hugo Pratt, la vente à totalisé 1.376.418 euros.

La couverture de l’album de Blueberry « La Tribu Fantôme » a atteint 73.300 euros, tandis que la dernière planche de l’histoire semi-autobiographique de Moebius, « La Déviation », a été vendue 41.700 euros. De quoi nous rappeler que la bande dessinée, c’est de la littérature, mais aussi de l’Art !

Dimanche 6 mai : « Un vote=un livre »

La librairie généraliste Les Lisières à Roubaix a mis en place une belle initiative: chaque électeur qui se rendra à la librairie généraliste entre le 9 et le 12 mai, avec sa carte d’électeur tamponnée au 6 mai 2012, recevra gracieusement un livre à choisir parmi 200 ouvrages sélectionnés. Voilà un généreux moyen de promouvoir la littérature et l’engagement civique !

par Marianne Berthier-Chassagne

L’actu littéraire de la semaine du 2 au 8 avril : des remises de prix et des comics!

Lundi 2 avril : Nomination des membres du Conseil national de l’ordre des Arts et des Lettres 

La hausse de la TVA sur les livres annoncée dimanche n’a pas entaché la nomination, ce lundi, des nouveaux membres du Conseil national de l’ordre des Arts et des Lettres : Hugues Gall, Marianne Alphant, Laurence Equilbey, Gérard Garouste, Marc Lambron, Brigitte Lefèvre, Bruno Ory-Lavollée, Didier Wirth, Anne-José Arlot, Guillaume Boudy, Philippe Belaval, Georges-François Hirsch, Laurence Franceschini, Xavier North, et Eric Garandeau. Ils ont pour mission de conseiller le Ministre de la culture et de la communication, dans la promotion de personnalités françaises et étrangères au titre de chevalier, d’officier ou de commandeur des Arts et des Lettres. Certains disent que la décoration de cet ordre prestigieux, très prisée des artistes et écrivains, tend à se galvauder. En janvier de cette année, c’est Shakira qui a été faite chevalier des Arts et des Lettres…

Mardi 3 Avril : Remises de prix ! 

Le Prix de la Closerie des Lilas, crée en 2007, récompense chaque année, un livre écrit en français, par une femme. C’est Nathalie Kuperman qui a été couronnée cette année pour son roman Les raisons de mon crime (Gallimard).Dans cette œuvre violente et surprenante, s’entremêlent les souvenirs de la narratrice et ceux, plus amers, de sa cousine qu’elle admirait enfant, et qu’elle retrouve dans les vapeurs de l’alcool, des années après l’avoir perdue de vue.

Le Goncourt du 1er roman a été attribué à François Garde pour son roman Ce qu’il advint du sauvage blanc (Gallimard). Le récit est inspiré de l’ histoire vraie du jeune matelot Narcisse Pelletier, abandonné en 1844 sur une plage australienne par son navire. Reccueilli par la tribu locale, il ne retrouvera sa civilisation que 17 ans plus tard, devenu le « sauvage blanc », nu, tatoué, ayant oublié sa langue natale et même son propre nom. Ce livre magnifique, entre chevauchée Rousseauiste et fable contemporaine, nous fait réfléchir sur ce qu’est l’alterité.

Mercredi 4 avril : le poème de Günter Grass fait scandale. 

Günter Grass, prix Nobel de Littérature allemand, a publié dans le quotidien Süddeutsche Zeitung,  un poème en prose intitulé Ce qui doit être dit. Dans ce dernier, il prend parti pour l’Iran et accuse Israël de « menacer la paix mondiale » en envisageant des frappes préventives contre des installations nucléaires iraniennes. Si le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Seibert a refusé de commenter le texte, au nom de la « liberté de création », les réactions ont été vives et nombreuses, du côté Israélien notamment, qualifiant Günter Grass, entre autre, de « l’archétype de l’érudit antisémite », tandis que des manifestation pour la paix se sont ralliées au prix Nobel Allemand. Sans prendre partie, on peut cependant constater que le Poème est encore un éveilleur de conscience politique, et celui-ci nous rassure sur l’avenir de la Littérature, à défaut de nous rassurer sur celui du Moyen-Orient.

Jeudi 5 avril : Sortie de La formation de la classe ouvrière anglaise de Edward Palmer Thompson

Ce livre est un peu une curiosité dans le paysage littéraire, en cela qu’il n’a pas eu en France le destin qu’il a connu à l’étranger. Paru en 1963, il a eu une forte raisonnance dans les années 1980-1990, dans le monde entier. Mais traduit trop tardivement en France (1988), il est passé quasiment inaperçu dans l’hexagone. Aujourd’hui, pour sa sortie en Poche, on le lit sous un autre jour. Car si  le Britannique Edward Palmer Thompson (1924- 1993) est, en 1980, l’un des historiens les plus cités dans le monde, il est aussi un écrivain politique et surtout un sociologue : au centre de ce livre, il y a la plongée dans le fourmillement de la « populace », des portraits émouvants d’hommes et de femmes, et la volonté de l’auteur de les « sauver de l’immense condescendance de la postérité ».

Vendredi 6 avril : Les éditions Glénat se lancent dans les comics

Les éditions Glénat lancent leur propre collection de comics, et démarrent avec la publication dès le 18 avril 2012 de deux albums signés Robert Kirkman (Walking Dead), deux autres de Warren Ellis (Iron Man) et l’adaptation d’une nouvelle du Docteur ès épouvante, Stephen King, intitulée « N ».

Samedi 7 avril : Balzac sublimé par des concerts littéraires 

Cette année, le musée Balzac propose un nouveau cycle de concerts littéraires autour des contes et nouvelles d’Honoré de Balzac. Le premier a eu lieu ce samedi à 20 h 30, dans la grange du château de Saché. « La Paix du ménage » a été interprétée par les comédiennes de la compagnie Interligne  tandis que les musiques de Beethoven, Chopin, Haendel, Bellini, Bach et Mozart ponctuaient les scènes.

Dimanche 8 avril : Métronome, l’histoire de France au rythme du métro parisien

Le Métronome de Lorànt Deutsch (paru en 2009 et vendu à plus d’un million et demi d’exemplaires) est mis en image dans une série documentaire homonyme de quatre épisodes réalisés par Fabrice Hourlier. Le premier volet est diffusé ce dimanche à 16h45 sur France 5. Ambiances reconstituées, visites de lieux et animation en trois dimensions permettent de donner une réalité au Métronome, et aux vingt siècles d’histoire qu’il retrace. Dans ce premier épisode, Lorànt Deutsch décrit comment, au cours des diverses invasions qu’elle va connaître,  la ville va progressivement accéder au rang de capitale.

par Marianne Berthier-Chassagne