Envie d’évasion ? Youboox vous conseille ses meilleures lectures avec le speed-booking n°3 !

Avec le retour du printemps, se plonger dans un bon livre n’a jamais été aussi agréable. Savourer un roman en paressant au soleil donne un petit avant-goût des longues soirées d’été et des grandes vacances qui se profilent à l’horizon.

C’est pourquoi cette semaine, mes coups de cœur se sont portés vers des livres qui m’ont fait voyager, dans l’espace et dans le temps… Que l’on préfère faire un tour du monde en compagnie de Julien Blanc-Gras, partir à l’aventure dans la brousse avec Insa Sané ou encore remonter le temps pour résoudre les mystères séculaires qui parsèment l’Histoire de France, c’est le moment de s’évader avec Youboox !

Un tour du monde intelligent et pétillant

J’ai aimé : humour, curiosité et rebondissements sont au rendez-vous dans ce livre plein de légèreté. Une lecture rafraîchissante qui donne envie de faire son sac-à-dos et de partir à l’aventure !

« Il faut se rendre à l’évidence. Je dois aller dans tous les pays du monde. Je ne trouverai pas le repos dans l’immobilité. Untel veut devenir une star, un autre posséder un yacht ou coucher avec des sœurs jumelles. Je veux juste aller à Lusaka. Et à Thimbu. Et à Valparaiso. Certains veulent faire de leur vie une œuvre d’art, je compte en faire un long voyage. Je n’ai pas l’intention de me proclamer explorateur. Je ne veux ni conquérir les sommets vertigineux ni braver les déserts infernaux. Je ne suis pas aussi exigeant. Touriste, ça me suffit. » Des favelas colombiennes aux hôtels clubs tunisiens, en passant par les karaokés du Yang-tsé-Kiang, les villages oubliés du Mozambique, les vagues polynésiennes… ce promeneur globalisé nous guide à travers l’inépuisable diversité des mondes.

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Un Da Vinci Code de haut vol qui vous glacera le sang

J’ai aimé : L’intrigue parfaitement documentée, la plongée dans des mystères anciens datant de plusieurs siècles, et n’avoir qu’une hâte durant trois jours d’affilée : rentrer chez moi pour enfin connaître la suite !

La disparition mystérieuse dans la cathédrale de Bourges d’’un éminent spécialiste de la fusion froide met en alerte le journaliste Pierre Ventadour. Quel lien peut-il y avoir entre cette disparition et le gigantesque chantage crapulo-terroriste organisé par un groupuscule dénommé « AZF » ? Au même moment, trois meurtres ritualisés conduisent vers de curieux indices laissés il y a plusieurs siècles par deux anciens ministres de Charles VII et de Louis XIV…. À partir de faits réels, l’auteur a imaginé les clefs d’une histoire authentique jamais résolue. Un roman noir superbement écrit, où les angoisses du pouvoir télescopent une enquête menée avec passion.

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Un road-trip initiatique plein d’humour et de poésie

J’ai aimé : la magie du voyage initiatique au Sénégal, et la beauté d’une langue chantante, à la fois orale et littéraire : pari réussi pour un narrateur attachant et haut en couleurs qui nous plonge dans son univers. Un livre qui plaira aux ados comme aux adultes.

Emmerdes, petits flirts et combines foireuses : c’est le quotidien de Djiraël, entre Sarcelles et Gare du Nord. N’empêche qu’il n’est pas très chaud pour partir au Sénégal, son pays natal, avec la  » mater  » et le reste de la famille. Ce sera pourtant l’occasion, pour ce  » Francenabé entre deux mondes « , de basculer dans l’imaginaire des contes africains… et de renouer avec son père.

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Rencontres amoureuses avec les mots… C’est notre speed-booking n°2 !

Si chacun a sa propre histoire avec les livres, ils ne nous laissent jamais indifférents : certains sont comme de vieux amis qu’on aime retrouver, d’autres nous inspirent ou nous font réfléchir, d’autres encore nous agacent… C’est tout le charme de la littérature : on papillonne, on rencontre, on effleure, on découvre de nouvelles saveurs, on déteste ou on se laisse séduire… et parfois, c’est le coup de foudre.

Et lorsque les passions se déchaînent, si elles peuvent nous donner des ailes, ainsi qu’à l’héroïne de Funérailles célestes, elles sont quelquefois brûlantes et destructrices, comme c’est le cas dans Un petit jouet mécanique. Dans Porteurs d’âmes, elles illuminent d’espoir un monde déchiré par la violence…

Voici donc les livres qui ont su toucher mon cœur cette semaine : j’espère, que, tout comme moi, vous passerez des moments délicieux en leur compagnie.

Suspense sous la brûlure d’un été corse

J’ai aimé : la plongée en apnée dans une atmosphère suffocante autant que dans les pensées les plus intimes d’une adolescente, et la beauté du style qui nous happe dès les premières lignes.

Anna, adolescente maussade et rebelle, s’ennuie ferme dans le hameau en ruine où elle passe ses vacances en compagnie de ses parents. Toute à ses rêves d’idéaux, de rock’n'roll et d’ailleurs, elle voit d’un oeil noir l’arrivée d’Hélène, sa soeur aînée qu’elle n’apprécie guère, et du bébé de celle-ci. Tourmentée par la solitude et l’hostilité d’Acquargento, ce lieu sauvage, la jeune fille commence à nourrir des soupçons quant au comportement de sa soeur envers le bébé….

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Une histoire d’amour et de loyauté dans les plaines du Tibet

J’ai aimé : la bouffée d’air procurée par l’histoire de vies si éloignées de la nôtre, le dépaysement, la pureté et la force des sentiments.

Wen et Kejun sont de jeunes étudiants en médecine, remplis de l’espoir des premières années du communisme en Chine. Par idéal, Kejun s’enrôle dans l’armée comme médecin. Peu après, Wen apprend la mort de son mari au combat sur les plateaux tibétains. Refusant de croire à cette nouvelle, elle part à sa recherche et découvre un paysage auquel rien ne l’a préparée – le silence, l’altitude, le vide sont terrifiants. Perdue dans les montagnes du nord, recueillie par une famille tibétaine, elle apprend à respecter leurs coutumes et leur culture. Après trente années d’errance, son opiniâtreté lui permet de découvrir ce qui est arrivé à son mari…

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Qui n’a jamais rêvé de se glisser dans la peau d’un autre ?

J’ai aimé : le mélange détonnant entre l’intrigue haletante, les idées et réflexions originales sur la nature humaine, l’omniprésence de l’amour… on ne peut plus s’arrêter de tourner les pages !

Quel rapport entre une africaine clandestine qui se croit possédée, un jeune privilégié en mal de sensations fortes et un flic en marche vers une nouvelle vie ? Sur le thème très moderne du voyage dans le corps de l’autre, ce roman à suspens ose une totale liberté romanesque pour mieux évoquer la rencontre de l’altérité et la différence. Mais il est avant tout le premier roman d’amour d’un auteur, qui nous surprend encore par l’ampleur de son imaginaire et, plus que jamais, par son efficacité narrative.

Lire Porteurs d’âmes gratuitement sur Youboox 

Interview : Gabriel Eugène Kopp, auteur de notre nouveau feuilleton littéraire Para Bellum !

Ce mois-ci, Youboox publie la première saison d’un feuilleton littéraire inédit : vibrez au rythme des vingt épisodes de la série Para Bellum, un polar trépidant né sous la plume alerte de l’écrivain Gabriel Eugène Kopp. Youboox a voulu en savoir plus sur la genèse de l’œuvre et a donc interviewé ce poète à la croisée des genres. Auteur des romans de science-fiction Au nord-nord-ouest d’Eden et La dernière nécropole, son recueil de poèmes Mots de passe a été couronné du prix Jean Cocteau en 2010.

"Pour moi, la culture, c'est une profession de foi" photo DNA

D’où sont venues l’idée et l’envie d’écrire Para Bellum ?

Ce texte est né d’une certaine fascination pour le polar, mais aussi de l’envie d’expérimenter la façon dont on peut sortir d’un genre. La première saison a pour origine un roman, écrit il y a quelques années pour entrer dans ce domaine très fermé du roman policier. Les ingrédients essentiels y sont : un mystère, des personnages coupables que les indices désignent, des conclusions hâtives, une solution imprévue qui concorde avec les observations et le raisonnement… Si ce texte est peut-être une façon de se moquer du genre, c’est aussi et avant tout un hommage, une manière de lui prouver mon respect. L’aspect science-fiction du texte s’est imposé ultérieurement.

 

Le fait de tendre vers la science-fiction vous a-t-il aussi permis d’écrire plus librement ?

Situer l’intrigue dans un avenir relativement proche, comme c’est le cas pour Para Bellum, permet de prendre certaines libertés, tout en conservant une vraisemblance grâce à laquelle le lecteur peut toujours s’identifier. Dans le polar au sens strict du genre, les sources de documentation sont toujours exigibles, alors que la science-fiction est intéressante car elle permet de sortir des frontières de ce que la documentation nous impose.

Jérémy est un personnage ambivalent, à la fois « loser » et expert dans son domaine : est-ce cette ambiguïté qui vous a plu chez le personnage et que vous avez aimé écrire ?

Pour moi, Jérémy n’est pas un « loser ». C’est un professionnel extrêmement compétent qui a été mis sur la touche. On peut dire qu’il est atteint du mal du siècle : il est naïf, il est un peu dépressif, et surtout il a été trahi. On a donc affaire à un type incroyablement efficace, dans mon idée, mais qui, parce qu’il s’est fait virer, devient lucide. C’est à travers la souffrance que naît souvent cette lucidité. Il y a une expression allemande qui dit « c’est avec des ennuis qu’on devient intelligent ».

"Un concept entre tradition et modernité : il y a une persistance dans les formes, comme une survivance imaginaire"

En effet, cette souffrance se ressent à la lecture : au début de l’histoire, le héros est dans un état peu enviable. Vous tenait-il à cœur de traiter de thèmes comme la solitude, la pauvreté ou l’isolement ?

L’histoire de Jérémy fait écho à l’époque actuelle, avec laquelle je me sens en décalage. Beaucoup de gens reçoivent d’excellentes formations et développent des compétences extraordinaires, et deux jours plus tard, ça n’intéresse plus personne et ils sont mis dehors. J’ai voulu traiter avec un peu d’humour ce côté tragique chez le héros : c’est pour cela que je l’ai baptisé Jérémy. Il y a ici une référence biblique au prophète Jérémie, qui s’est senti abandonné de Dieu. Je n’ai pas du tout décrit le personnage comme un perdant, mais comme quelqu’un qui a vécu une désillusion.

Il est vrai qu’on  trouve souvent dans Para Bellum de l’humour et de l’ironie : était-ce une manière de mettre à distance une certaine gravité de vos thèmes ?

C’est avant tout un certain cynisme, une espèce de désespoir qui pourrait saisir n’importe qui à l’idée que, comme Jérémy, l’on peut s’investir énormément dans quelque chose sans résultats. Et surtout, le cynisme permet de mettre à distance un constat moral : l’idée que la société occidentale semble aujourd’hui être plus préoccupée de son ego que de son alter ego, c’est-à-dire plus tournée vers son « soi » étriqué que vers une découverte de l’autre et de sa richesse.

Vous disiez plus tôt que le genre de la science-fiction vous avait permis d’écrire de façon un peu plus libre. La forme courte du feuilleton ne s’est-elle cependant pas imposée comme une contrainte ?

La contrainte ne me gêne pas. Depuis que je suis publié, je suis confronté à des éditeurs ou à des correcteurs très intelligents qui m’imposent des contraintes et qui m’amènent à sortir du premier jet pour modifier la forme et les contenus, pour améliorer mon texte… C’est un travail que j’adore. La frustration est quelque chose qui me fait avancer. Ce qui peut m’apprendre quelque chose me fait grandir. Dans ce feuilleton, la contrainte était bien présente puisque j’ai choisi de réutiliser partiellement la forme du feuilleton classique, c’est-à-dire qu’il faut rappeler en deux ou trois lignes l’épisode précédent puis annoncer l’épisode suivant, afin laisser le lecteur dans le suspense jusqu’à la prochaine publication.

Cette contrainte a-t-elle influencé votre style ? Comment s’est passé le processus d’écriture ?

A l’origine, quand j’ai écrit Para Bellum, c’était par enthousiasme, et plutôt dans l’idée de créer un roman composé de quatre grandes parties, donc plutôt un format long. Lorsque j’ai rencontré Fabien Sauleman de Youboox, la discussion nous a menés vers ce projet, que je lui ai proposé de manière quasi intuitive : pourquoi pas un feuilleton ?

"Il faut bien alimenter ses rêves..."

 

Le streaming est quelque chose qui nous met à l’écoute d’une actualité du besoin, une forme qui ne nécessite pas une concentration constante. J’ai trouvé cette idée formidable : on est ici dans une forme du numérique bien plus moderne que la simple publication de livres sur tablettes ou liseuses, qui s’inscrit toujours dans la lignée du livre papier. Je me suis demandé ce qui, sur le plan formel et dans l’histoire de la littérature, pouvait correspondre à cela. Le feuilleton littéraire était un cadre en bas de page des journaux : il y a donc des formes qui persistent ; on retrouve une certaine concomitance, comme une survivance imaginaire. Un feuilleton littéraire en streaming est donc un concept qui va très loin dans la modernité et qui pourtant se nourrit de la culture classique.

Ces notions de streaming et d’épisodes renvoient également aux imaginaires de la télévision ou du cinéma. Etes-vous aussi influencés par ces formes artistiques ? Quelles sont les oeuvres qui vous inspirent ? 

Au niveau cinématographique, mes influences majeures sont très classiques : Fellini, Tim Burton, Tex Avery…. Quant à mes influences littéraires, elles sont très diverses, et vont de Thomas de Quincey à Sigmund Freud ou Tristan Corbière, que j’aime beaucoup lire. Du point de vue du style, j’ai été très influencé par Conan Doyle : je trouve fabuleuse la manière dont il arrive à tisser des ambiances. Et puis Shakespeare, un des grands producteurs de textes apocalyptiques, ou encore André Gide, modèle absolu du style selon moi. Enfin, des auteurs comme Jim Thompson m’ont beaucoup inspiré grâce à leur travail sur le polar et la sociologie. Et bien sûr, les romans de science-fiction et les biographies de grands explorateurs : il faut bien alimenter ses rêves… La culture, c’est une profession de foi !

Vous pouvez lire les premiers épisodes de Para Bellum ici.

Merci à Gabriel Eugène Kopp !

Propos recueillis par Hayat Slimani et Camille Vitton

Le livre, un objet déco qui vous ressemble

Avec la vague mum porn qui a déferlé ces derniers mois sur la planète Livres, on a souvent entendu dire que le numérique était parfait pour ce genre de lectures au parfum d’interdit. En témoigne le succès fulgurant qu’a connu Fifty Shades of Grey en version numérique avant même sa publication en version papier. Les ebooks sont peut être plus discrets et permettent donc de s’adonner à des évasions sensuelles dans des lieux publiques et d’éviter les regards lubriques dans le métro. Mais ils permettent également de préserver son intérieur !

Car oui, le livre est un objet de déco. Le livre papier est loin d’être mort car tout le monde aime avoir sa (petite) bibliothèque personnelle remplie de livres dans son salon ou dans sa chambre… Des bouquins à lire et à relire qui sont un peu aussi des avatars que nous aimons exhiber à nos convives.


© Cécile Debise / Le Journal des Femmes

Le numérique est bien plus pratique mais le charme d’une bibliothèque est indéniable… Les deux peuvent d’ailleurs coexister en fonction des usages et des préférences… Certains liront en numérique pour se divertir en mobilité et posséderont leur coups de coeur en format papier… De même, on laissera plus facilement traîner sur une table de chevet ou un bureau un livre qui nous tient à coeur et est le reflet de nos goûts et convictions plutôt qu’un livre érotique lors de la visite d’un invité mystère…

Pourtant les livres érotiques attirent les foules, en témoigne le succès de la sélection érotique sur Youboox, pourtant cette littérature n’est pas celle que tout un chacun aime mettre en avant ou celle qu’on achète le plus aisément… C’est là que Youboox intervient également pour mettre à disposition ces livres qu’on n’aurait pas forcément achetés par ego ou pudeur mais qu’on adore lire…

Et pour ceux qui lisent des livres érotiques sans se cacher et qui auraient des scénarios plein la tête, Edilivre lance un concours de nouvelles érotiques. Proposez votre manuscrit et tentez de vous faire éditer et de gagner plein de lots dont des abonnements Premium permettant de lire hors connexion et sans publicité sur Youboox. Peut-être un livre érotique que vous accepterez d’exhiber dans votre salon ?

Par Laura Tibourcio

Découvrez Mona, roman pour enfants d’une étonnante poésie !

Depuis quelques jours, c’est l’effervescence aux éditions Camille. Mona Tralala, le premier tome de la série destinée aux 7-10 ans est enfin disponible !  Avec ce premier livre, Marianne Berthier-Chassagne signe un ouvrage qui séduira enfants et parents avec des personnages attachants et une écriture simple et fluide.

Bonjour les lecteurs !

Vous n’avez pas encore entendu parler de Marianne Berthier-Chassagne ? C’est simple, c’est une cumularde de l’enfance ! Enseignante à l’école primaire, auteur jeunesse et elle-même maman, elle a l’expérience de ce qui fait pleurer et sourire les petits.

C’est dans toutes ces situations qu’elle a imaginé les personnages principaux auxquels elle donne vie dans le premier tome de Mona Tralala : Mona et Paul.

Ancré dans un univers haut en couleurs qui s’intéresse à l’école comme à la bulle intime des enfants, le livre s’attache à en donner une vision humaine et pleine de tendresse à travers la voix de Mona, petite fille attachante et espiègle. Rédigée comme un long monologue, la petite Mona nous conte les aventures les plus marquantes de son année scolaire, ses interrogations sur le monde et ses sentiments sur ses camarades. Le défi que relève Marianne Berthier-Chassagne est sans doute de faire s’exprimer Mona en prose tout en en dévoilant un univers touchant qui rappelle les poésies de notre enfance.

L’un des nombreux thèmes exploités par l’ouvrage est celui de l’amitié. Evitant les éternels préjugés sur l’impossible amitié fille-garçon, Mona et Paul ont une relation amicale équilibrée dont nous sommes impatients de découvrir la suite dans les prochains tomes.

Le livre laisse de la place aux adultes à travers les figures du papa de Mona et de sa belle-mère. On notera que cette configuration familiale est peu exploitée dans les livres pour enfants. L’auteur le fait avec talent et sans angoisse aucune pour l’enfant qui découvre le livre.

Les enfants peuvent très bien en réaliser la lecture seule, l’ouvrage est donc une bonne occasion de les laisser prendre un peu d’autonomie dans leurs lectures tout en enrichissant leur vocabulaire.

Le seul point à regretter sera sans doute le peu d’illustration mais les quelques-unes qui nous sont proposés sont tout de même élégantes et soignées.

Le livre devrait donc faire une sortie remarquée, vous pouvez en découvrir des extraits ici ou l’acheter  ! N’hésitez pas à nous faire part de votre avis et de celui de vos bambins.

Bonne lecture !

par Hayat Slimani

Les essais de la rentrée littéraire : réflexions savantes sur l’art et l’amour !

En cette rentrée littéraire, le plus beau cadeau fait aux lecteurs est sans doute de ne pas les assommer avec des livres qui au choix, dressent un profil psychologique de François Hollande grâce à son compte Twitter ou compilent les adresses des meilleurs centres de conférences à destination de Nicolas Sarkozy. Je vous propose de découvrir deux essais. Le premier s’attaque à l’œuvre des artistes, celle réalisée au crépuscule de leur vie. Le second parle d’amour. Un livre à offrir ceux qui vous trouvent excessif lorsque vous menacez de vous laisser mourir après un chagrin d’amour.

Du style tardif de Edward W. Said : les artistes au crépuscule de leur vie.

Il aura fallu attendre 8 ans pour découvrir en français, l’œuvre du palestino-américain Edward W.Said. Consacrant ses jeunes années aux études post-coloniales avec l’écriture de son très connu L’orientalisme, Said a changé d’objet d’étude : c’est l’attitude de l’artiste face à la mort qui a occupé ses dernières années.

Comment sublimer le temps qu’il reste à vivre lorsque l’on s’appelle Beethoven ou Jean Genet ? Loin du stéréotype qui fait du vieil artiste, un obsessionnel focalisé à mettre une touche finale à l’œuvre de toute vie, Du style tardif montre que le jeune artiste n’a pas le monopole de l’œuvre révolutionnaire et qu’au crépuscule de sa vie, on peut utiliser le surgissement de la mort pour aller vers de nouveaux horizons artistiques.

Après un bref essai introductif, porté par une double érudition musicale et littéraire, l’auteur se lance dans l’interprétation d’œuvres artistiques. Je vous conseille le fascinant passage sur l’œuvre de Mozart. On admirera au moins Said pour avoir prouvé la pertinence de son propos : Du style tardif est l’un de ses essais les plus réussis de Said, le dernier avant qu’il ne décède en 2003.

Du style tardif, Edward W.Said, Actes sud, septembre 2012

Pourquoi l’amour fait mal de Eva Illouz : essai savant sur le sentiment amoureux

La tentation est grande de conseiller aux lecteurs l’œuvre d’Henry de Montherlant comme introduction à l’essai d’Eva Illouz. Les jeunes filles est à mon sens l’une des descriptions les plus réalistes de l’être humain amoureux face au carcan des conventions sociales.

Professeur de sociologie à la Hebrew University de Jérusalem, Eva Illouz analyse des situations de la vie quotidienne pour en tirer une réflexion plus générale sur l’amour dans les sociétés modernes. Elle se détache de l’analyse psychologique classique qui veut que l’individu et son passé soient les seuls responsables des souffrances amoureuses.

La sociologue démontre l’existence de l’amour en tant qu’institution de la modernité et montre les fantasmes que cela projette sur les individus et les maux qui en résultent : marchandisation des rencontres ou incapacité à choisir. Vous pouvez en découvrir un extrait ici.

Pourquoi l’amour fait mal, Eva Illouz, Seuil, Septembre 2012

Bonne lecture !

par Hayat Slimani