Découvrez Mona, roman pour enfants d’une étonnante poésie !

Depuis quelques jours, c’est l’effervescence aux éditions Camille. Mona Tralala, le premier tome de la série destinée aux 7-10 ans est enfin disponible !  Avec ce premier livre, Marianne Berthier-Chassagne signe un ouvrage qui séduira enfants et parents avec des personnages attachants et une écriture simple et fluide.

Bonjour les lecteurs !

Vous n’avez pas encore entendu parler de Marianne Berthier-Chassagne ? C’est simple, c’est une cumularde de l’enfance ! Enseignante à l’école primaire, auteur jeunesse et elle-même maman, elle a l’expérience de ce qui fait pleurer et sourire les petits.

C’est dans toutes ces situations qu’elle a imaginé les personnages principaux auxquels elle donne vie dans le premier tome de Mona Tralala : Mona et Paul.

Ancré dans un univers haut en couleurs qui s’intéresse à l’école comme à la bulle intime des enfants, le livre s’attache à en donner une vision humaine et pleine de tendresse à travers la voix de Mona, petite fille attachante et espiègle. Rédigée comme un long monologue, la petite Mona nous conte les aventures les plus marquantes de son année scolaire, ses interrogations sur le monde et ses sentiments sur ses camarades. Le défi que relève Marianne Berthier-Chassagne est sans doute de faire s’exprimer Mona en prose tout en en dévoilant un univers touchant qui rappelle les poésies de notre enfance.

L’un des nombreux thèmes exploités par l’ouvrage est celui de l’amitié. Evitant les éternels préjugés sur l’impossible amitié fille-garçon, Mona et Paul ont une relation amicale équilibrée dont nous sommes impatients de découvrir la suite dans les prochains tomes.

Le livre laisse de la place aux adultes à travers les figures du papa de Mona et de sa belle-mère. On notera que cette configuration familiale est peu exploitée dans les livres pour enfants. L’auteur le fait avec talent et sans angoisse aucune pour l’enfant qui découvre le livre.

Les enfants peuvent très bien en réaliser la lecture seule, l’ouvrage est donc une bonne occasion de les laisser prendre un peu d’autonomie dans leurs lectures tout en enrichissant leur vocabulaire.

Le seul point à regretter sera sans doute le peu d’illustration mais les quelques-unes qui nous sont proposés sont tout de même élégantes et soignées.

Le livre devrait donc faire une sortie remarquée, vous pouvez en découvrir des extraits ici ou l’acheter  ! N’hésitez pas à nous faire part de votre avis et de celui de vos bambins.

Bonne lecture !

par Hayat Slimani

Les essais de la rentrée littéraire : réflexions savantes sur l’art et l’amour !

En cette rentrée littéraire, le plus beau cadeau fait aux lecteurs est sans doute de ne pas les assommer avec des livres qui au choix, dressent un profil psychologique de François Hollande grâce à son compte Twitter ou compilent les adresses des meilleurs centres de conférences à destination de Nicolas Sarkozy. Je vous propose de découvrir deux essais. Le premier s’attaque à l’œuvre des artistes, celle réalisée au crépuscule de leur vie. Le second parle d’amour. Un livre à offrir ceux qui vous trouvent excessif lorsque vous menacez de vous laisser mourir après un chagrin d’amour.

Du style tardif de Edward W. Said : les artistes au crépuscule de leur vie.

Il aura fallu attendre 8 ans pour découvrir en français, l’œuvre du palestino-américain Edward W.Said. Consacrant ses jeunes années aux études post-coloniales avec l’écriture de son très connu L’orientalisme, Said a changé d’objet d’étude : c’est l’attitude de l’artiste face à la mort qui a occupé ses dernières années.

Comment sublimer le temps qu’il reste à vivre lorsque l’on s’appelle Beethoven ou Jean Genet ? Loin du stéréotype qui fait du vieil artiste, un obsessionnel focalisé à mettre une touche finale à l’œuvre de toute vie, Du style tardif montre que le jeune artiste n’a pas le monopole de l’œuvre révolutionnaire et qu’au crépuscule de sa vie, on peut utiliser le surgissement de la mort pour aller vers de nouveaux horizons artistiques.

Après un bref essai introductif, porté par une double érudition musicale et littéraire, l’auteur se lance dans l’interprétation d’œuvres artistiques. Je vous conseille le fascinant passage sur l’œuvre de Mozart. On admirera au moins Said pour avoir prouvé la pertinence de son propos : Du style tardif est l’un de ses essais les plus réussis de Said, le dernier avant qu’il ne décède en 2003.

Du style tardif, Edward W.Said, Actes sud, septembre 2012

Pourquoi l’amour fait mal de Eva Illouz : essai savant sur le sentiment amoureux

La tentation est grande de conseiller aux lecteurs l’œuvre d’Henry de Montherlant comme introduction à l’essai d’Eva Illouz. Les jeunes filles est à mon sens l’une des descriptions les plus réalistes de l’être humain amoureux face au carcan des conventions sociales.

Professeur de sociologie à la Hebrew University de Jérusalem, Eva Illouz analyse des situations de la vie quotidienne pour en tirer une réflexion plus générale sur l’amour dans les sociétés modernes. Elle se détache de l’analyse psychologique classique qui veut que l’individu et son passé soient les seuls responsables des souffrances amoureuses.

La sociologue démontre l’existence de l’amour en tant qu’institution de la modernité et montre les fantasmes que cela projette sur les individus et les maux qui en résultent : marchandisation des rencontres ou incapacité à choisir. Vous pouvez en découvrir un extrait ici.

Pourquoi l’amour fait mal, Eva Illouz, Seuil, Septembre 2012

Bonne lecture !

par Hayat Slimani

 

 

 

Les sorties littéraires de juin 2012 : serial killer, aliens et apocalypse !

Le mois de juin nous donne l’occasion de relativiser les petits problèmes du quotidien. Les librairies accueillent des histoires de vacances avec un serial-killer,  de rencontres avec des zombies ou des aliens. Vous préférez la panne de voiture, n’est-ce pas ? Petit tour d’horizon des livres utiles en cas de catastrophes, fin du monde et autres apocalypses.

Chères lectrices, chers lecteurs,

Malgré le soleil et la perspective des vacances, nombreux sont ceux tentés de broyer du noir au moindre problème. Relativisons avec une méthode célèbre et efficace : penser qu’il y a pire situation que la sienne.

Ne plus regarder sa grand-mère de la même façon

Commençons par une situation très angoissante mais plausible. Départ en vacances pour toute la famille ! La grand-mère a décidé d’être du voyage. Ne soyons pas mauvaise langue, ce n’est pas ça la mauvaise nouvelle. Tout va bien jusqu’au moment où Mamie se fait voler son sac par un motard. Pas de panique, vous remontez dans votre voiture et les enfants commencent à regarder un dvd. C’est ici que les vrais problèmes commencent … Des images du motard, gisant ensanglanté sur une aire d’autoroute apparaissent à l’écran. Le style de Nadine Monfils est décapant et Les vacances d’un serial-killer (Belfond) se lit d’une traite grâce à une bonne dose d’humour et des dialogues façon Audiard. Un livre à lire sur la route des vacances !

Question subsidiaire : les aliens se font-ils la bise pour se saluer ?

Passons à un livre auquel on ne peut pas facilement échapper. Il est de ceux que l’on se refuse à lire en pensant que « les extraterrestres, ça n’existe pas un point c’est tout ! » mais qu’on regrettera amèrement de ne pas avoir lu si un jour, un petit bonhomme vert vient sonner à notre porte. Ecrit par Laurent Genefort, Aliens mode d’emploi (Le Bélial) est le guide des bonnes pratiques en cas de rencontre du 3ème type. Vous préférez être amical ou hostile ? Choisissez votre style ! Personnellement, je choisis la première solution. Je vous conseille de dévorer ce livre qui répond à des questions très pratiques : que faire si un alien vient habiter dans votre immeuble ? Bonne chance !

 

Je n’ai pas peur des zombies, je sais qu’ils ne courent pas vite.

Je me permets une petite entorse à la règle des sorties littéraires du mois en cours pour vous parler d’un sujet très à la mode : les zombies ! Depuis deux ans, les livres sur le sujet sont de  plus en plus nombreux dans nos librairies. Si vous avez peur d’en croiser un, il suffit de penser qu’un zombie est un type sans conscience, l’air hagard, avec du sang sur ses vêtements qu’il ne change jamais. N’ayez plus peur des zombies ou alors lisez le Guide de survie en territoire zombie (Lgf). Si vous entrez dans le jeu de Max Brooks en vous imaginant quelques minutes face à une attaque de zombie, ce livre sera – sous ses aspects de manuel sérieux – un bijou de second degré !

 

Bonne lecture !

par Hayat Slimani

 

L’actu littéraire du 30 avril au 6 mai : le succés de l’Héritage de Christopher Paolini !

Lundi 30 avril : L’Héritage volume 4 au sommet des ventes

Le 4e volume tant attendu de l’œuvre de Christopher Paolini est apparu en tête des ventes dès sa sortie chez Bayard Jeunesse, le 20 avril 2012. La suite des aventures d’Eragon, Tueur d’Ombres, accompagné de son dragon Saphira, galvanise toujours autant les jeunes et moins jeunes lecteurs. Pas moins de  33 millions d’exemplaires du cycle Eragon ont été vendus dans le monde, et  la tétralogie a été traduite dans… cinquante langues ! Il est question qu’un cinquième volume vienne couronner cet immense succès littéraire…

Mardi 1er mai : La générosité exemplaire de Stephen King

En cette période de crise économique, rares sont les particuliers qui souhaitent une augmentation du montant de leurs impositions. L’auteur américain Stephen King est pourtant de ceux-là ! Il vient en effet de publier un texte intitulé Tax me, for fuck’s sake !(Taxez-moi, merde !) dans lequel il demande à ceux qui le gouvernent de bien vouloir le taxer davantage. À l’instar de Warren Buffet et du projet de loi éponyme refusé par le gouvernement américain, l’écrivain estime que les « super-riches » doivent payer plus d’impôts afin de participer économiquement aux grandes causes nationales telles que le remboursement de la dette, l’éducation, la santé…Voici un bel exemple de civisme et de patriotisme.

Mercredi 2 mai : Goncourt de la nouvelle

C’est l’écrivain Didier Daeninckx, et son recueil de 26 nouvelles intitulé L’espoir en contrebande, qui a recueilli les votes des académiciens Goncourt. Paru le 15 mars aux éditions du Cherche Midi, le désormais Goncourt de la nouvelle 2012 mêle fiction et réalité dans un tour du monde où se côtoient avec violence, émotion, humour des personnages non fictifs et d’univers totalement hétéroclites tels que Gandhi, John Lennon,  Thierry La Fronde, Arlette Laguiller, Coluche, Saint dénis, Steeve Mac Queen, Berlusconi….Une occasion de lire cet auteur prolixe -depuis son premier roman Meurtres pour mémoire paru en 1983- pour qui « la littérature et la vie ne font qu’un ».

Jeudi 3 mai : Une Maison de la littérature à Québec

Les murs de l’église néogothique Wesley à Québec commencent à trembler. En effet, les travaux de transformations viennent de débuter et devraient s’achever lors de l’inauguration, en 2014, de la Maison de la littérature. Cet espace sera un lieu de création et de diffusion d’œuvres littéraires québécoises, mais aussi internationales.

Vendredi 4 mai : Le dernier roi des juifs de Jean-Claude Lattès

C’est la première biographie de Marcus Ilius Agrippa, personnage central de l’antiquité mais souvent oublié des livres d’Histoire. On part sur les traces de celui qui règnera sur la Palestine de 41 à 44 après J.C, qui permettra à son peuple de vivre uni, libre et en paix, avant que la Judée ne soit rayée de la carte après la guerre avec Rome. On parcourt les aventures de ce personnage en tout point romanesque en passant par Alexandrie, Jérusalem et Rome, comme on lirait un grand roman épique.

Samedi 5 mai : Des enchères-hommage pour Moebius

Jean Giraud, alias Moebius, disparu le 10 mars, a eu un beau succès au cours de la vente réalisée par la maison d’enchères Artcurial. Réunissant certaines des œuvres majeures de la figure du 9e art, ainsi que d’autres signées Hergé, Bilal, Franquin et Hugo Pratt, la vente à totalisé 1.376.418 euros.

La couverture de l’album de Blueberry « La Tribu Fantôme » a atteint 73.300 euros, tandis que la dernière planche de l’histoire semi-autobiographique de Moebius, « La Déviation », a été vendue 41.700 euros. De quoi nous rappeler que la bande dessinée, c’est de la littérature, mais aussi de l’Art !

Dimanche 6 mai : « Un vote=un livre »

La librairie généraliste Les Lisières à Roubaix a mis en place une belle initiative: chaque électeur qui se rendra à la librairie généraliste entre le 9 et le 12 mai, avec sa carte d’électeur tamponnée au 6 mai 2012, recevra gracieusement un livre à choisir parmi 200 ouvrages sélectionnés. Voilà un généreux moyen de promouvoir la littérature et l’engagement civique !

par Marianne Berthier-Chassagne

Les sorties littéraires de mai 2012 (1/2) : rien ne va plus !

En ce mois de mai, j’ai poussé la porte de ma librairie préférée et pris le temps d’admirer les couvertures brillantes des livres qui viennent d’arriver. Je suis ravie de partager avec vous de belles découvertes ! Au programme : des romans sur l’identité et le dérèglement du monde avec des personnages rongés par leurs excés et plus rien qui ne tourne rond. Accrochez-vous. 

N’être nulle part chez soi

Savez-vous ce qui est passionnant chez les colonies de fourmis ? Leurs ballets incessants dans lesquels chacune à son rôle, sa place. Avec les peuples, c’est pareil, vous ne trouvez pas ? C’est ce que m’a inspiré Le crépuscule des fourmis de Zaven Biberian (Metis presses). L’histoire de Bared, jeune arménien dans l’Istanbul des années 40 et 50 ne vous laissera pas de marbre. Allant sans cesse du collectif à l’individuel, le récit nous montre la difficulté pour cet anti-héros, tout juste sorti du service militaire, de se réintégrer dans sa famille et sa société qu’il ne reconnaît plus. Comment faire pour aimer à nouveau ces personnes et ces lieux changés ? Une histoire poignante sur le sentiment d’être en trop quand tous ont appris à faire sans vous.

L’appât du gain

Avec Le gouffre, Franck Norris (Ed. du Sonnet) nous plonge dans la ville de Chicago en 1900, place majeur du commerce mondial où chaque jour, les hommes et les nations s’échangent des matières premières. Dans ce tourbillon qui ne s’arrête jamais, l’histoire de Curtis Jadwin a une résonance particulière pour notre époque. Brillant financier, réputé pour sa prudence et sa gestion rigoureuse des affaires, tout s’annonce pour le mieux. Il est amoureux et a obtenu les faveurs de celle qui anime son cœur. Alors qu’il n’aspire qu’à profiter en paix de la fortune amassée, il va jouer ce dernier « coup », prendre une fatale décision. Curtis ne sait plus s’arrêter et Norris en profite pour nous plonger dans cette histoire qui tourne mal, dans cette obsession folle qui prend le pas sur tout le reste. Le gouffre n’est pas l’un de ces livres qui attaque la finance, il nous montre l’histoire complexe d’un homme pris par l’appât du gain. Un roman dérangeant.

Le dérèglement du monde

Hobboes, le récit de mon cauchemar absolu ! La perte de tous les repères, aussi fragiles soient-ils… Partout sur terre, c’est la catastrophe et pour Raphael Banes, le professeur pensant être à l’abri, rien ne va plus. Il faut avouer qu’il doit avoir du mal à reconnaître ses semblables. Les pécheurs se précipitent du haut des falaises et les gourous fleurissent pour séduire par centaines ceux qui courent après le dernier espoir. Le livre de Philippe Cavalier (Ed. Anne Carrière) est une fresque épique qui vaut le détour.

Bonne lecture !

par Hayat Slimani

L’actu littéraire du 9 au 15 avril 2012 : BD underground et littérature italienne !

Lundi 9 avril : Découvrez ou redécouvrez Balzac : l’aventure analytique.

Très souvent, les écrits de Balzac qui précèdent la Comédie humaine sont considérés comme secondaires. Pourtant, « les études analytiques » (collectif, éditions Christian Pirot) menées de 1929 à 1934, sont au fondement même du monument littéraire qu’est la Comédie humaine ! Des universitaires se sont penchés sur ces textes et leur rendent leurs lettres de noblesse dans Balzac, l’aventure analytique. Trois ans, jour pour jour, après la sortie de Balzac, l’aventure analytique, l’anniversaire de sa parution est une belle occasion de vous faire découvrir (si ce n’est déjà fait) cette oeuvre collective! Les amoureux du grand Honoré liront avec intérêt cette étude d’œuvres marginales, dans lesquelles on découvre que l’auteur, que l’on savait grand romantique, était aussi un fin psychologue.

Mardi 10 avril : Bernard Pivot sur la scène du théâtre du Rond point à Paris

Lundi, mardi et mercredi, Bernard pivot est monté sur les planches du théâtre du rond point pour y lire « Souvenirs d’un gratteur ». C’est en réunissant des extraits choisis  de trois de ses livres (Le métier de lire, Dictionnaire amoureux du vin, Les mots de ma vie) qu’il a crée une histoire, celle « des mots et des écrivains »,  qu’il affectionne tant. Assis dans un des fauteuils rescapé du plateau d’Apostrophe, Monsieur Pivot donne vie aux mots et donne envie aux hommes de les aimer : ainsi, il partage son plaisir avec le spectateur, comme celui de découvrir que le mot libellule, aussi gracieux et léger que peut l’être l’insecte, est composé de quatre L, tout comme l’insecte compte quatre ailes. Voici donc, dit-il, « la symbiose parfaite de la nature et de la langue, de la biologie et de l’orthographe ». Et pour nous, l’envie de redécouvrir ses œuvres, condensés de plaisirs simples et généreux.

Mercredi 11 avril : Blanche-Neige revisitée !

Le conte des frères Grimm fait des émules cette année encore, et ce mois-ci, tout particulièrement. Tandis qu’est sorti, ce mercredi, l’adaptation cinématographique réalisée par Tarsem Singh (Les immortels), Blanche Neige sera aussi très présente sur papier puisqu’en ce seul mois d’avril, le conte a été réédité dans sa version classique chez Père Castor-Flammarion le 8, a été publié le 13 dans une version illustrée par Lucie Brunellière (Fleurus) et va apparaître sous le crayon de Richard Di Martino en version Bande dessinée chez Bamboo, le 18. Voici donc de belles occasions de redécouvrir ou de faire découvrir aux plus petits l’univers fantastique des frères Grimm.

Du 12 au 15 avril : Des escapades littéraires qui donnent envie de lire l’Italie

L’Italie était l’invitée d’honneur de la ville de Draguignan pour la deuxième édition des “Escapades littéraires”. Une douzaine d’auteurs, dont Erri de Luca, Roberto Ferrucci, Francesco de Filippo et Marta Morazzoni, ont échangé autour du thème “Du quotidien aux utopies”. Voilà un bon prétexte pour relire Hugo Pratt –entre autres- qui était mis à l’honneur de cette manifestation littéraire.

 Vendredi 13 avril : La BD underground s’expose à Paris

Le maitre de la BD underground, Robert Crumb, s’expose au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Son style, très particulier, est génial pour certains, laid pour d’autres, choquant pour quelques uns. Jeter sur papier sa vision pessimiste du monde moderne semble être, pour l’auteur de « Fritz le chat », une espèce de thérapie. Il y projette ses obsessions : l’amour, les femmes, le sexe et le LSD. On peut donc aller découvrir ou du moins tenter de comprendre, l’œuvre d’un artiste incontournable aux Etats-Unis, à partir du 13 avril et jusqu’au 19 août.

14 avril : sortie d’Avenue des géants, voyage dans la tête d’un tueur en série

Marc Dugain retrace avec brio la vie d’un tueur en série, Al Kenner, double fictif du vrai tueur américain Edmund Kemper, qui a sévi dans les années 70. Difficile de suivre les péripéties d’un être sans pitié, qui affirme que « Chacun reconnaît en moi une part de lui-même et jouit de la contempler endormie » ? L’auteur pense qu’il ne s’agit pas d’un simple plaisir cathartique. Il est important, selon lui, d’appréhender le mécanisme de ce genre de personnage pour mieux comprendre ce qui fait notre humanité : « Quand on traite l’actualité à chaud, on sort forcément du sujet parce qu’on est dans l’émotion. J’écris des livres pour comprendre. Le personnage d’Al Kenner est dans la défense perverse pour éviter le basculement dans la folie. Je tente de contribuer à la compréhension de ce que l’on est. Il est difficile de parler des tueurs en série sans les exclure de l’humanité. Mais quand on saisit les extrêmes, on saisit les milieux. »

A partir de maintenant : Le concours du premier roman jeunesse est lancé !

RTL, Télérama et Gallimard s’associent et lancent le concours du premier roman jeunesse ! Les textes doivent s’adresser à des lecteurs entre 9 et 18 ans,  faire minimum 80 pages, et être envoyés exclusivement par internet avant le 31 août aux éditions Gallimard. Trois romans seront retenus par le jury et rendus publics à l’occasion du salon de la littérature jeunesse le 29 novembre 2012 à Montreuil. Les auditeurs d’RTL choisiront, parmi les finalistes, quel livre ils voudront voir publier !

Et pour ceux qui habitent Paris et veulent augmenter leurs chances de remporter ce concours, voici quelques adresses d’ateliers d’écriture : Aleph, 7 rue St Jacques, 5e ; Atelier d’écriture Emmanuel Bing 5 rue Tiphaine, 15e ; Le CICLOP 77, rue des Plantes, 14; Les Ateliers d’Elisabeth Bing 10 rue de Boutebrie, 5; Suspension Formation 10 rue Lesage, 20e.

À vos crayons !

Par Marianne Berthier-Chassagne